samedi 3 octobre 2015

2 octobre - St-Malo

De St-Suliac à St-Malo, il n'y a que 14 km. Donc nous arrivons tôt dans la ville fortifiée. A cette heure matinale, les stationnements à l'extérieur des murs sont presque vides. Nous devrons marcher jusqu'à la rue Corne-de-Cerf (environ 10 minutes), en passant par la porte St-Vincent, pour nous rendre à notre hôtel.

Impossible de manquer l'Office du Tourisme, elle est bien en évidence, juste en face du château. Maintenant que nous avons le plan de la ville intra-muros, nous partons à sa découverte en commençant par les remparts qui entourent complètement la ville et qui nous offrent une vue sur les toits de St-Malo et sur la mer. Difficile d'imaginer que la ville a été en partie détruite en août 1944. Elle a été si bien restaurée qu'elle a retrouvé l'allure harmonieuse qu'elle arborait à la grande époque des riches armateurs malouins du 18e siècle. 

Le château et son donjon

En marchant sur les remparts

Les villas somptueuses datant du 18e siècle

Nous nous arrêtons saluer Jacques Cartier dont la statue prône fièrement sur sa ville de naissance. Nous pouvons lire l'inscription suivante tirée de ses écrits : « Nous partîmes de la baie St-Laurent et fîmes voile à l'ouest … en allant vers le Canada. Jacques Cartier 1535 ». Pourquoi a-t-il nommé notre pays « Canada »? Parce que les hurons répétaient souvent le mot « Kanada », ce qui signifiait « village » en langue huronne. 

Le grand explorateur, Jacques Cartier
St -Malo a un passé de ville de corsaires. On peut visiter l'hôtel d'Asfeld qui appartenait à François Auguste Magnon de La Lande, corsaire du roi, et l'un des plus puissants armateurs malouins. On peut aussi visiter, sinon voir, le bateau Étoile du Roy qui est la réplique d'une frégate malouine du 18e siècle. La reconstitution du mobilier d'époque donne une bonne vision de la vie à bord au temps des corsaires malouins.

La réplique d'une frégate malouine du 18e siècle
 A 14h00, nous allons visiter le musée d'histoire qui loge dans le château et le donjon de la ville. Pourquoi suis-je si précise sur l'heure? Peut-être avez-vous deviné qu'il était fermé entre 12h et 14h. Mais comme nous sommes le 1er vendredi du mois, la visite est gratuite. Le musée est consacré à l'histoire de St-Malo et de ses hommes célèbres. Nous avons bien aimé notre visite, surtout la partie qui parle de la pêche à la morue à Terre-Neuve par les marins malouins.

A 16h00, c'est la marée basse, ce qui veut dire que nous pouvons nous rendre à pied au Fort National et à l'île du Grand Bé. Et dire que ce matin la mer envahissait tout l'espace entre ces îles et la ville. Incroyable! Nous sortons de la ville par la porte St-Thomas et longeons la plage pour traverser au fort et à l'île. Des enfants s'amusent déjà dans les mares d'eau. Des hauteurs de l'île du Grand-Bé la vue sur la ville est magnifique. 

Le Fort National à marée haute

Le Fort National à marée basse

En se rendant à l'Île Grand Bé à marée basse
A la plage Bon-Secours, des baigneurs qui ne craignent pas l'eau froide, nagent dans la piscine naturelle entre la plage et la mer. Nous retournons dans la ville par la porte St-Pierre et retrouvons facilement notre hôtel. Nous commençons à nous démêler dans ce labyrinthe de rues partant dans tous les sens.  

La piscine naturelle à la plage Bon-Secours
Ce soir nous allons souper au Bistro Chez Jean, à deux pas de l'hôtel Nautilus où nous logeons. Le service et la nourriture sont excellents, mais je vous recommande de réserver si vous y allez.  Plusieurs personnes sont reparties bredouilles.

vendredi 2 octobre 2015

1er octobre - Dinard, Dinan, St-Suliac

Au sujet des illusions d'optique que j'ai mises sur mon blogue hier, il semble que Nicole, Pierrôt et Sylvie aient eu de la difficulté à voir la jeune femme et la vieille femme sur la même image. On voit la jeune en regardant vers le haut de l'image et la vieille en regardant vers le bas (elle a un menton en galoche et un gros nez). Les voyez-vous maintenant?

Ce matin, en quittant Ploumanach, nous longeons la côte jusqu'au Cap Fréhel. La vie semble s'arrêter en Bretagne à compter du 1er octobre. On ne peut que marcher dans les sentiers car le fort n'ouvre qu'à 14h00. 

Le fort de Cap Fréhel

Cap Fréhel
Nous nous rendons ensuite au Fort La Latte situé quelques kilomètres plus loin. Ce château, construit au 14e siècle par les seigneurs de Gouyon-Matignon, a été restauré au début du 20e siècle. Un de leur descendant a pris le nom de Grimaldi en 1715 en épousant la fille du prince de Monaco. Le château a conservé son aspect féodal et occupe un site spectaculaire. En fait, c'est ce que dit le guide Michelin car nous, on a rien vu. A compter d'aujourd'hui, il n'ouvre que les fins de semaines en après-midi.

Nous continuons à longer la côte pour nous rendre à Dinard. La ville est envahie par les visiteurs car on y tient le festival du cinéma britannique. Par conséquent, il est difficile de trouver du stationnement. Naturellement, l'Office du Tourisme est fermé jusqu'à 14h30. Le temps de nous promener le long de la mer, admirer les somptueuses villas, les jardins et les parcs splendides et nous repartons.

Belle villa à Dinard

Dinard, station balnéaire
En longeant le bord de la Rance, nous arrivons à Dinan et cherchons l'Office du Tourisme. Mais avant il faut trouver un stationnement. Tiens, la rue de la boulangerie! c'est un nom inspirant et justement il y a une petite place libre entre deux voitures. Le nez en l'air, nous cherchons la rue du Château, c'est là où se trouve l'Office du Tourisme. Qui de mieux qu'un touriste avec le plan de la ville en mains pour nous indiquer le chemin. Sur la rue du Château, il y a évidemment le Château de Dinan. Nous allons le visiter. Que je n'aurais pas aimé vivre dans cette forteresse au 14e siècle! C'est tellement austère. Au 18e siècle, le donjon est devenu une prison militaire et ce n'est qu'en 1904 que les derniers détenus ont quitté les lieux. Maintenant les murs du château abritent le musée de Dinan où sont exposées de nombreuses œuvres d'art. 

Le château de Dinan et ses remparts
Nous allons nous promener dans les rues de Dinan qui bourdonnent de vie. Les maisons à pans de bois typiques du Moyen Âge sont remarquablement restaurées et donnent au cachet particulier à la ville. Nous nous installons à l'extérieur d'un café pour boire un café et déguster des pâtisseries. En face de nous, un musicien ambulant joue de la viole, créant une belle ambiance. Ce n'est pas tout le monde qui apprécie cela, car la police arrive et demande au musicien de quitter les lieux. Il semblerait qu'un des commerçants se soit plaint. Le musicien n'était pas content. Il voit s'envoler bien des pourboires. 

Jolie maison de Dinan

Le musicien et sa viole

Une rue typique de Dinan

Maison à pans de bois à Dinan
L'après-midi s'achève et nous prenons la route pour nous rendre au village de St-Suliac où nous logerons cette nuit dans une chambre d'hôtes. Ça devait nous prendre 15 minutes, mais les travaux d'agrandissement de l'autoroute, les erreurs du GPS qui veut absolument nous faire prendre des sorties qui n'existent pas et nos erreurs de ronds-points font que ça nous a pris au moins 45 minutes. St-Suliac est un joli petit village sur le bord de la Rance dont on fait le tour en 15 minutes. Les pêcheurs sont revenus à la maison et quelques promeneurs errent sur le quai. 

La rue conduisant au quai de St-Suliac

Les pêcheurs ont garé leurs chaloupes

En remontant la rue pour retourner à notre chambre d'hôte
Ce soir, nous allons souper à la crêperie Le Galichon. Le bois brûle dans l'immense foyer et les galettes et les crêpes sont délicieuses.   

mercredi 30 septembre 2015

30 septembre - Pleumeur-Bodou, Ploumanach

Avec des noms pareils, vous avez sans doute deviné que nous sommes toujours en Bretagne. A l'hôtel St-Melaine où nous logeons, nous avons des crêpes et du caramel au beurre salé pour déjeuner selon la tradition bretonne. Le propriétaire, Jean-Marc Labrune nous raconte que son « frangin » tient un hôtel à Montréal, rue Sherbrooke, le Château de l'Argoat. Il nous parle de son séjour dans la région de Montréal durant le temps des fêtes, il y a deux ans. Il ne tarit pas d'éloges sur la façon spectaculaire et efficace de déblayer les rues après une tempête de neige. C'est le maire Coderre qui aimerait entendre cela. Il a fait du traîneau à chiens et du spa dans la neige dans les Laurentides. Tout un dépaysement pour un breton.

Au programme aujourd'hui, peu de kilomètres (60) mais beaucoup d'exploration et de marche. Nous commençons par un arrêt à Pleumeur-Bodou, à la Cité des Télécoms. Vous avez deviné qu'il s'agit des télécommunications. C'est notre journée de chance, il ferme demain pour la saison. Après un retour dans le passé dans tant de villages médiévaux, il fait bon de faire un saut dans le présent et le futur. La visite débute par un film « Le murmure des mondes, l'épopée des télécommunications depuis le premier télégraphe, 150 ans d'histoire ».
-Cela va de la vapeur qui a remplacé le cheval en 1850 pour distribuer le courrier.
-En 1837, l'épopée du câble : 4,000 km de cables sous la mer reliant l'Europe à l'Amérique. Dès 1870, tous les continents étaient reliés par cables et communiquaient par morse.
-Le voyage de la voix en 1876 grâce au téléphone de Graham Bell
-La conquête des ondes : la radio en 1897. Marconi a établi la 1ère communication radio longue distance.
-En 1950, l'odyssée de l'espace : en 1953 l'Eurovision voit le jour et en 1957 le Spoutnik est lancé.
-En 1962, le lancement dans l'espace du premier satellite de télécommunications Telstar.
-La numérisation et la mobilité grâce à la fibre optique. La grande évolution est venue avec le microprocesseur en 1980.
-Au début du 21e siècle, l'internet et la communication en temps réel.
Et que nous réserve l'AVENIR?

En attendant la visite du radôme, lieu historique de la première liaison transatlantique entre la France et les États-Unis le 11 juillet 1962, nous visitons l'exposition des illusions d'optique et nous nous amusons beaucoup. Pour que vous vous amusiez également, voici quelques illusions que vous pouvez résoudre.

Combien de petites chaises noires peut-on mettre dans la grande chaise noire?
Conflits de couleurs
A voix haute et le plus vite possible, nommez la couleur dans laquelle est écrit chaque mot. Votre lecture de la liste toute entière est-elle fluide? 

Combien de visages voyez-vous dans cette peinture?
Quels personnages voyez-vous dans cette image?
Serge joue aux cartes avec un tableau
Vous trouverez les réponses à la fin du récit de la journée. N'oubliez pas de me dire si vous avez réussi à résoudre ces illusions d'optique.

En route pour Ploumanach, nous nous arrêtons saluer le menhir de St-Uzec, puis admirer l'étrange côte parsemée de nombreux îlots et récifs à Trégastel-Plage. Les plages à perte de vue doivent faire le bonheur des vacanciers en été, mais aujourd'hui le fort vent nous fait fuir rapidement. 

Voici une maison à louer sur le bord de la plage. Avis aux intéressés.
Nous laissons nos bagages à l'hôtel des Roches de Ploumanach où nous passerons la nuit. Notre chambre est sur deux étages et pourrait loger une petite famille. Au premier étage, il y a deux lits superposés et une toilette. Au deuxième étage, se trouve notre chambre, un coin salon, une salle de bain et une petite terrasse couverte. Le prix : 71,50 euros, c'est mieux que des petits hôtels dans les grandes villes. Serge a décidé de rénover une autre fois une de nos salles de bain. Il veut remplacer le bain par une douche comme sur cette photo. 

Un projet de rénovation pour Serge
Devant l'hôtel les petits bateaux tanguent dans le port de pêche.
Nous partons en randonnée sur le sentier des douaniers, qui serpente à travers d'extraordinaires rochers et nous fait découvrir la Côte de Granit rose. Au fil de notre ballade, les rochers dessinent des formes étranges qui ressemblent à des tortues, des lapins ou tout autre animal qui inspire notre imagination. 

Des rochers, la mer et le sentier des douaniers

Comment se rendre au château?

Un phare pour la navigation


Serge a trouvé moyen de se reposer
Pour clore cette belle journée, nous soupons au restaurant de l'hôtel où nous prenons le meilleur repas de notre voyage. Je comprends pourquoi il fallait réserver à l'avance pour s'assurer d'avoir une table.

Voici les réponses aux illusions d'optique:

On peut mettre 8 petites chaises dans la chaise géante. Voici l'explication.


Il y a 9 visages dans la peinture du veil homme.


L'illusion des deux personnages représentent à la fois une jeune et une vieille femme. Cela demande un effort pour aller à l'encontre de ce que le cerveau interprète: certaines personnes verrons facilement la jeune et pas du tout la vieille; pour d'autres ce sera l'inverse. 


mardi 29 septembre 2015

29 septembre - Guimiliau, Morlaix

Ce matin nous roulons par les autoroutes, en direction nord-ouest, dans la verte Bretagne où la végétation est luxuriante. Après deux heures d'autoroute, nous prenons une route secondaire qui nous fait traverser de jolis villages.  En Bretagne, il faut lire rapidement les panneaux de circulation, car ils sont écrits en français et en breton. De nos jours, 5% de la population bretonne parle encore cette langue. Nous faisons un arrêt à Sizun, saisis par la beauté de son Arc de Triomphe formé de trois arcades, qui est la porte d'entrée de l'enclos paroissial.

L'Arc de Triomphe de Sizun
A lire en français et en breton
Le thème de nos visites aujourd'hui étant les enclos paroissiaux, nous nous rendons ensuite à Guimiliau, petit village de 900 habitants qui, selon nous, possède le plus bel enclos paroissial. Ces enclos comprennent l'église, le calvaire, la chapelle funéraire et le cimetière qui sont bornés par une enceinte en pierres. La plupart date du 16e et du 17e siècles. 

L'enclos paroissial de Guimiliau

Devant l'enclos paroisial, le calvaire

L'intérieur de l'église de Guimiliau

Le baptistère composé de 8 piliers et 16 niches
Après un arrêt à Saint-Thégonnec pour visiter son enclos paroissial, nous allons nous balader le long de la Baie de Morlaix. Nous sommes à marée basse et le fond de la rivière est plutôt un immense champs de boue où les petits bateaux penchent sur leur flanc. Nous nous arrêtons à Carantec dans l'espoir de partir en excursion au château du Taureau situé au large, dans l'embouchure de la baie. Malheureusement, à la zone d’embarcadère, il est écrit que la saison s'est terminée le 27 septembre. 

La baie de Morlaix à marée basse
Nous poursuivons notre route jusqu'à l'extrémité nord de la baie où se trouve l'Île Callot. La route qui relie le port de la grève Blanche à l'île est submersible mais praticable à mi-marée, ce qui est le cas en ce début d'après-midi. De nombreux pêcheurs s'adonnent à la pêche aux palourdes, équipés bottes, de fourches à long manche et de chaudières. Nous pensons à notre ami Guy qui est un amateur de ce type de pêche. Nous voulions pique-niquer le long de la plage mais le vent qui souffle très fort nous incite à chercher un endroit plus abrité. 

Les pêcheurs de palourdes à l'Île Callot
Nous revenons à Morlaix en fin d'après-midi. Après avoir laissé nos bagages à l'hôtel St-Melaine, nous partons à la découverte de la ville. Le principal attrait est le viaduc à deux étages et à quatorze arches qui surplombe la ville. Il permet aux trains de franchir la vallée. Le premier étage du viaduc est accessible aux piétons et, bien sûr, nous sommes allés nous y promener. Le panorama vu de là-haut, valait bien l'effort déployé pour monter toutes les marches. 

La vue de la ville du haut du viaduc

Le viaduc qui surplombe la ville

Les maisons de Morlaix

La baie de Morlaix
Qui dit Bretagne, dit crêpe et cidre, comme nous l'a rappelé notre amie Julie. C'est donc dans une crêperie que nous allons souper. Le cidre était excellent et les crêpes succulentes. 

Une galette au saumon fumé pour moi

Une crêpe la belle Hélène aux poires, crème et chocolat pour Serge