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vendredi 18 septembre 2015

18 septembre – Vaylats à Cahors (24 km)

Nous quittons le couvent des Soeurs de Jésus à 8h00 ce matin car nous avons une longue journée de marche devant nous, 24 kilomètres. Mais c'est aussi notre dernière journée sur le Chemin de Compostelle du Puy-en-Velay. Nous partons avec le pique-nique que nous ont préparé les petites sœurs car il n'y a aucun restaurant ou point d'alimentation sur notre parcours aujourd'hui. 

Le couvent des Soeurs de Jésus à Vaylats
Sur le chemin, nous retrouvons Lucien et Patrick qui marchent d'un pas lent. Lucien a très mal dormi, il ne se sentait pas bien, de plus ils avaient un compagnon dans leur chambre qui ronflait et pétait. Il a profité de ses moments d'insomnie pour mettre les ciseaux dans ses pantalons qu'il trouvait inconfortables. Patrick a mal aux jambes. Docteur Serge s'arrête et leur distribue des ibuprofènes. 

Une croix du chemin à l'entrée d'un mas

Plus de moutons que de vaches sur le chemin aujourd'hui
Pour accélérer le pas aujourd'hui, j'écoute de la musique; je marche au pas de Fred Pèlerin, de Gilles Vigneault et de Mademoiselle Ruiz. Bientôt, je dépasse Serge et les amis algériens qui jacassent derrière moi. Nous nous arrêtons au bout de 16 kilomètres à un endroit où se trouvent deux tables de pique-nique. C'est le regroupement des pèlerins pour le pique-nique du midi. Une femme des alentours est venue nous porter des figues et des pêches. Les kilomètres s'égrènent et le paysage change de rural à urbain. 

Plus que 13,1 kilomètres pour Cahors

Petit hameau au loin sous les nuages menaçants
Le long des autoroutes
Au loin, au fond de la vallée, nous apercevons la ville de Cahors, mais nos peines ne sont pas terminées pour autant. Une longue descente s'ensuit pour atteindre la ville. La fatigue, les douleurs au dos et aux fesses se font sentir. Nous arrivons enfin au pont Louis-Philippe où tous les pèlerins s'arrêtent pour faire étamper leur crédenciales. Nous nous rendons à la chambre d'hôtes Chez Pierre, située en plein cœur de la vieille ville. Notre chambre est immense, c'était probablement la chambre des maîtres de la maison au temps jadis. 

Cahors, au loin

En entrant dans Cahors

Notre chambre "Chez Pierre"
Nous rencontrons par hasard nos amis Catherine et Hugues Lafont sur la rue. Ensemble nous allons souper au restaurant Le Bergougnoux situé dans une petie ruelle, loin de la zone touristique. La nourriture est excellente et le chef très sympathique. Catherine et Hugues nous parlent de leur vie de famille, de leurs voyages en camping-car dans les pays d'Europe. Nos vies se ressemblent beaucoup, bien qu'ils soient plus jeunes que nous d'une dizaine d'années. Nous nous quittons en nous promettons de garder contact.

17 septembre – Limogne-en-Quercy à Vaylats (15 km)

Nous avons eu le meilleur des déjeuners ce matin à la Maison en Chemin. Les propriétaires, Marie et Yves, d'anciens pèlerins, sont d'une générosité sans bornes. Marie nous raconte que cette maison date des années 1800 et a toute une histoire. Elle a appartenu à une fille-mère. Son père l'avait jetée à la rue en apprenant son état. La mère de la jeune fille, ayant pitié d'elle, lui a offert cette maison pour qu'elle puisse vivre convenablement. La jeune fille convertit la maison en auberge pour subvenir à ses besoins; cette maison fut ensuite transmise de mère en fille jusqu'à ce que Marie et Yves la rachète il y a trois ans.

Nous quittons la maison vers 8h30 par un temps nuageux et frais. Le sentier passe en pleine forêt pour une partie de la journée. 

En quittant la Maison en Chemin

Quelque part sur le Chemin
Nous arrivons au village de Varaire vers 11h00 et retrouvons Lucien et Patrick qui logeaient à la Maison en Chemin avec nous. Je leur dis qu'il y a un restaurant à Bach, 6 kilomètres plus loin, et que j'ai appelé pour réserver nos places pour ce midi, tel que recommandé dans le Miam-Miam Dodo. Lucien fait de même et nous continuons notre marche en leur compagnie jusqu'à Bach. Ils sont cousins et d'origine algérienne, l'un habite Carry Le Rouet près de Marseille et l'autre Montpellier. Patrick me parle de l'histoire de France et Lucien nous raconte leurs aventures rocambolesques sur le Chemin de Compostelle, qu'ils font en petites étapes depuis quatre ans. Rien n'est ordinaire avec eux; ce sont de bons vivants.

Nous pensions arriver dans un petit restaurant qui accommode les pèlerins. Mais non, le restaurant est plein et ceux qui arrivent sans réservation doivent manger à l'extérieur où la température est fraîche et le temps pluvieux. Les clients sont des travailleurs locaux et des personnes qui connaissent bien le restaurant et sa réputation. Les serveuses s'affairent avec bonne humeur et la cuisinière, qui est aussi la propriétaire, va de la cuisine à la salle à manger, veillant au bon service de son restaurant. Je lui demande d'où vient le nom « Lou Bourdié » et elle me dit que c'était le nom de son grand-père qui tenait auberge dans cette maison.

Pour 18 euros, nous avons mangé un potage (bouillon de bœuf et perles du Japon, quelque'un connaît ça?), une entrée au choix, du rôti de porc ou de l'allicuit de canard, des tomates farcies, des pommes de terre rôties, et un dessert au choix (nous avons tous pris du clafoutis), le tout arrosé de bière et de vin rosé pour moi. Nous sommes restés 2 heures au restaurant, non pressés à marcher les 3 kilomètres qui restaient avant d'arriver au couvent des petites Sœurs de Jésus à Vaylats où nous passerons la nuit. 

Au restaurant Lou Bourdié avec Patrick

Serge avec nos 2 comparses, Patrick et Lucien
Le couvent est une maison de retraite pour les 25 religieuses qui y demeurent. Deux hospitaliers nous accueillent et nous conduisent à nos chambres qui sont situées dans l'édifice qui servait d'internat dans les temps anciens. A 19h00 précis nous nous présentons au réfectoire où les religieuses nous accueillent et où deux tables sont dressées pour les pèlerins. Le menu est simple mais excellent. Les petites Sœurs de Jésus veulent savoir d'où nous venons et le parcours que nous avons fait sur le Chemin; elles aiment bien entendre les récits des pèlerins.

Monique, l'hospitalière, nous dit que la religieuse polonaise a logé au couvent il y a deux jours. Elle s'était perdue et des gens des environs l'ont nourrie et conduite au couvent. La religieuse continue son pèlerinage avec l'intention de se rendre à Lourdes. Nous espérons que d'autres âmes charitables lui viendront en aide chemin faisant.

Nos amis Lucien et Patrick se rendent à Cahors comme nous demain, mais ils n'ont pas de réservation. Ils doivent faire plusieurs appels pour trouver une chambre car tous les hébergements sont pleins vendredi soir. Nous n'avons pas ce problème car c'est la fin de la marche pour nous et nous avons réservé notre chambre avant de partir pour la France.

mercredi 16 septembre 2015

16 septembre – Cajarc à Limogne-en-Quercy (18 km)

Il a plu toute la nuit et la météo en prévoyait autant pour aujourd'hui. Cependant, c'est le soleil qui nous accompagne sur le chemin ce matin et une chaleur dans les 27 à 30°C. Avec la pluie de la nuit, l'humidité est à son comble et embue nos lunettes. Sur le sentier le long du camping, nous rencontrons une dame qui promène son chien. Nous avons pensé tout de suite à Maya, notre petite-fille, et l'avons photographié pour elle. Elle devrait être contente. 

Un cocker américain qui s'appelle "Cashmere"
Par la route qui monte à la sortie Cajarc, nous admirons le Lot qui sillonne à travers la campagne. Cette rivière nous accompagne depuis plusieurs jours déjà. Plusieurs villages se sont construits sur son parcours. C'est la deuxième rivière la plus longue en France et elle se distingue par ses longs méandres.

Le lot qui sillone dans Cajarc
Sur le chemin, nous nous arrêtons à la Capelette de Cajarc qui date du 12e siècle et qui était le site de la chapelle d'une léproserie de Perch d'Andressac. La léproserie a été incendiée en 1321 quand une rumeur a accusé les lépreux d'empoisonner l'eau des fontaines. Un peu plus loin, nous apercevons le clocher de l'église de Gaillac qui surplombe la falaise. Mais le sentier ne passe pas par ce village, nous évitant ainsi une autre montée. 

La capelette de Cajarc

L'église de Gaillac au loin
Nous continuons notre petit bonhomme de chemin sur plusieurs kilomètres, toujours guidés par les bornes du Chemin de Compostelle et les signes du GR-65. A l'heure du midi, nous arrivons à l'accueil pèlerin de Saint-Jean-de-Laur que le pèlerin Pierre annonce sous le nom « Le Bonheur est dans le Pré ». Il offre des breuvages et de la tarte aux pommes et nous nous laissons tenter. 

Impossible de se tromper de chemin

L'accueil pèlerin "Le Bonheur est dans le Pré"

Elle est bonne la tarte aux pommes
De nombreux Mas se suivent et portent les noms de Mas de Bories, Mas de Dalat, Mas de Palat. C'est encore plus petit que des hameaux, il s'agit d'une ferme ou d'une maison de villégiature dans la région du midi de la France. Certaines maisons sont devenues des gîtes qui accueillent les marcheurs et sont des lieux très agréables pour passer la nuit et manger.

Le Mas de Bories
 
Le Mas de Dalat qui est aussi un gîte
A 14h30, nous arrivons au gîte de la Maison en Chemin à Limogne-en Quercy. Encore une fois, nous sommes enchantés par le lieu et l'accueil des propriétaires. Nous sommes 12 pèlerins ce soir à partager la table avec nos hôtes qui nous offrent une salade de tomates et d'haricots verts, du cassoulet comme plat principal et de la tarte aux pommes, le tout arrosé de bon vin.

Notre chambre au gîte La Maison en Chemin
Un jardin agréable au gîte

Serge à la fenêtre de notre chambre

Une siete bien méritée

15 septembre – Gréalou à Cajarc (13 km)

Petite journée de marche aujourd'hui avec peu de dénivelé. Pour la première fois ce matin, nous avons eu droit à des céréales au déjeuner en plus du yogourt. Vive l'équipe du gîte Ecoasis! Nous partons d'un pas relax. Le matin est toujours le moment le plus agréable sur le chemin; nous sommes bien reposés et quand il fait soleil les photos sont à leur meilleur. Le temps est nuageux mais la pluie n'est pas au programme. 


Au départ du gîte Ecoasis

Nous marchons en compagnie de Catherine et Hugues Lafont, un couple vivant aux environs de Rouen. Ils sont tous les deux enseignants dans la cinquantaine. Je jase avec Catherine et Serge avec Hugues et nous ne voyons pas le temps passé. Il arrive même que nous oublions de regarder les marques du GR-65 et que nous nous trompions de chemin. C'est ce qui arrive quand la compagnie est trop agréable. 

Avec nos amis Hugues et Catherine Lafont
A Pech-Laglaire, nous apercevons le dolmen si célèbre dans cette région du Lot. Les cèpes ne sont pas les seuls champignons à sortir du sol. Celui-ci accueille les cailloux laissés par les pèlerins.

Le dolmen de Pech-Laglaire
Nous arrivons à Cajarc où nous trouvons facilement l'Auberge du Pont et son restaurant où les travailleurs de la région sont déjà attablés. Nous nous installons à une table tous les quatre et commandons le menu du jour qui est excellent, abondant et à un prix raisonnable. 

La vue sur Cajarc
Puis nous faisons nos adieux à nos nouveaux amis qui se rendent plus loin aujourd'hui. Nous espérons nous revoir à Cahors dans quelques jours.

L'auberge du Pont est très moyen comme hébergement. Le lit est très inconfortable et la chambre aurait besoin d'être rafraichie et est très mal insonorisée. Ce soir le restaurant est fermé car il s'y tient un party d'anniversaire privé. Ça veut dire que les gens ont veillé très tard à l'étage au-dessous et que les bouchons d'oreilles furent nécessaires.

mardi 15 septembre 2015

14 septembre – Figeac à Gréalou (19 km)

Nous quittons Figeac sous la pluie ce matin et il semble que les nuages de pluie nous accompagneront toute la journée et que nos imperméables seront notre meilleure protection; j'ajoute en plus des guêtres qui me garderont les pieds au sec. 

Serge au départ de l'hôtel des Bains
 A la sortie de Figeac commence une belle montée qui nous réchauffe. La pluie cesse, nous enlevons les imperméables, elle recommence, nous les remettons. Ce sera notre principale activité de la journée, en plus de la marche. Nous marchons pendant quelques kilomètres en compagnie d'un français qui nous parle de la révolution française et des moines devenus d'excellents vignerons, en particulier ceux d'une petite île en face de Cannes. On apprend beaucoup sur le Chemin, 

Moi en rouge, en compagnie d'autres marcheurs
Le seul village traversé au cours de la journée est Faycelles où l'on entend les enfants qui sont en récréation à l'école. Les maisons sont jolies, bien décorées et les jardins garnis de vignes et de légumes mûrs à point. 

Jolie maison à Faycelles
Il y a de ces légumes qui sont des oeuvres d'art

Les pèlerins trouvent toujours de beaux endroits pour se reposer
 Vers midi, nous nous arrêtons au gîte La Soursounette à Pech Rougié où les propriétaires ouvrent une aire de pique-nique pour les marcheurs et servent des assiettes de produits locaux et des breuvages. Nous y allons pour la soupe cuisinée par Nadia, un potage aux courgettes, courges, lentilles et fromage mascarpone. C'est tellement bon que j'en redemande une deuxième fois. 

Le propriétaire de la Soursounette

Les dolmens décorent le paysage
Avant que la pluie recommence, je me réfugie derrière un muret pour une pause pipi. Le petit muret semble avoir été populaire auprès des marcheurs. J'ai choisi le bon moment car quelques minutes plus tard, la pluie recommence et nous accompagne jusqu'à ce que nous arrivions, à 15h00 (6 heures de marche) au gîte Ecoasis, 2,7 kilomètres avant Gréalou. C'est un très beau gîte et, comme son nom l'indique, très porté sur l'écologie. Toilettes sèches suédoises, pas de sacs à dos dans les chambres, ni bottes, ni bâtons de marche et imperméables à l'extérieur. Bien sûr, il n'y a pas d'internet. On est écolo ou on ne l'est pas.

Toilettes en pleine nature
Là, il pleut à boire debout
 Le souper est servi à 19h00 et nous sommes 24 pèlerins attablés à deux grandes tables. Le repas est excellent et tout a été cuisiné durant l'après-midi par nos hôtes. En face de nous, il y a Colin le manitobain et à côté de moi Sylvain le français qui a vécu 8 ans au Saguenay. Ça jase fort autour des tables; c'est le plaisir de fraterniser entre marcheurs et pèlerins.

A table! les pèlerins

Succulente tourte préparée par le chef Manu
 J'ai découvert ma première ampoule sous un orteil du pied gauche. Elle est sous traitement.

dimanche 13 septembre 2015

12 septembre – Livinhac-le-haut à Figeac ( 24,5 kms)

Une autre longue journée nous attend; on nous annonce même de la pluie et des orages. Les imperméables ne sont pas très loin dans nos sacs à dos. Avant de se mettre en route à 7h45, nous faisons un arrêt à la boulangerie pour faire des provisions pour le lunch du midi. Bien que la distance à parcourir soit très longue, le sentier s'annonce plus facile. Ce qui rend la marche difficile, c'est la fatigue accumulée. Que voulez-vous, nos corps n'ont plus 20 ans. 

Quelque part, près de Feydel
A Montredon, nous croisons une religieuse polonaise, tout de noir vêtue, qui ne parle ni français, ni anglais. Une chance qu'elle a son chapelet pour lui tenir compagnie Elle s'arrête à toutes les églises et chapelles pour prier. Cependant, elle marche rapidement et réussit toujours à nous rattraper.

La religieuse polonaise qui gagne des indulgences
 A Guirande, se trouve la chapelle romane Sainte-Madeleine qui a conservé des peintures murales datant de la fin du 14e siècle. Elle fait la fierté du village. C'est une bonne occasion pour les pèlerins de s'arrêter quelques instants. Nous franchissons le ruisseau de Guirande où un panneau indique qu'il y a risque d'inondation sur la digue. Heureusement pour nous, la pluie n'est pas encore commencée et il n'a pas plu depuis plusieurs semaines.

La chapelle Sainte-Madeleine à Guirande
A 11h30 nous arrivons au village de Bord. Sur le sentier, des affiches attirent notre attention : Nourriture, breuvages à la Grange de Bord. Tous les pèlerins prennent cette direction et c'est comme la fête au village. Les propriétaires sont dans leur cuisine et préparent des salades, des quiches et sandwiches. Comment résister, nous achetons une succulente salade qui accompagne très bien la baguette garnie achetée ce matin.

Arrêt à la Grange de Bord pour le lunch

Une salade et une bière pour accompagner notre baguette
Nous reprenons la route et à midi exactement nous entendons au loin le tonnerre qui se rapproche de plus en plus. La pluie commence et nous nous abritons sous nos imperméables pendant deux heures.

Le fantôme en rouge, c'est moi
Pat et Serge, sous la pluie
Les kilomètres s'accumulent, le temps avance et la fatigue se fait sentir. Nous entamons une descente de 200 mètres le long de la route qui conduit à Figeac. Les orteils souffrent dans le bout des bottes, le dos et les hanches sont douloureux; la pèlerine est malheureuse et se jure de terminer sa carrière de pèlerine après ce voyage.

Nous trouvons rapidement l'hôtel des Bains sur le bord de la rivière. Quel soulagement de se retrouver enfin à l'horizontal! Et ce sera ici que nous passerons les deux prochaines journées. Dimanche est jour de repos, nous ne marcherons pas, ou très peu.

La vue de l'Hôtel des Bains sur le Lot

Figeac et Rocamadour – 13 septembre
Comment s'est passée notre nuit? Bercée par le beuglement des vaches, car il y a foire bovine de l'autre côté de la rivière en fin de semaine. Impossible de fermer la fenêtre car il fait trop chaud. Je m'encourage en me disant que c'est moins pire que le ronflement des pèlerins. Serge n'a rien entendu.

Chris et Michelle, nos amis américains, viennent nous saluer après le déjeuner. Ils continuent leur marche aujourd'hui, tandis que nous allons prendre le train pour nous rendre au sanctuaire de Rocamadour. Mais le train s'arrête à quatre kilomètres du sanctuaire. Vous pensez que nous allions marcher cela? Mais non, c'est notre journée de repos, vous vous souvenez? Nous prenons le taxi que nous partageons avec un jeune couple de randonneurs qui se rendent au même endroit. 

En haut le château, en bas le sanctuaire
La visite du sanctuaire débute par l'entrée au château de style tocsan au sommet de la falaise de 50 mètres de hauteur. Il fut bâti en 1830 et servit de résidence aux missionnaires du diocèse. Il est imposant mais non visitable à l'exception des ramparts. Puis débute la descente vers le sanctuaire par un sentier qui serpente et qui possède un chemin de croix dont les stations sont des niches sculptées dans la pierre. 
L'entrée par le château

Descente par le chemin de croix
Le sanctuaire possède trois chapelles : la chapelle Saint-Michel, la crypte Saint-Amadour et l'église Saint-Sauveur qui ont été construites entre 1160 et 1260 pour accueillir les pèlerins venant chercher réconfort et confier leurs épreuves. 

Les chapelles construites dans la falaise



Le sanctuaire Rocamadour



Le village de Rocamadour, au bord de l'Alzou, naquit du besoin de nourrir et d'héberger les pèlerins. Le village actuel garde peu de vestiges de son habitat médiéval, sauf l'actuelle mairie. Sept portes subsistent du système de défense ancien. Elles permettaient de diviser le village étendu en une seule rue, en quartiers moins exposés. 

Village de Rocamadour en bas

Vue de Rocamadour de la Porte du Figuier
Le principal moyen d'accès au sanctuaire à partir du village est le Grand Escalier qui comprend 216 marches et n'a guère varié depuis son implantation. Les plus fervents ou les plus jeunes continuent à le monter à genoux.

Vers 13h30 nous reprenons le taxi à la Porte du Figuier et revenons à Figeac par le train. La foire bovine étant encore installée sur le bord de la rivière, nous allons saluer mesdames les vaches qui sont toutes propres et bien évachées sur leur flanc. Demain, c'est le retour sur le Chemin, sous la pluie.